03.02.2009
J'aurais tant voulu lui écrire ma peine...
Ou ma colère, ou ma rage...
Ou ne pas écrire mais hurler, pleurer, tout saccager sur mon passage...
Mais pour faire la révolution en 2009, ne faut il pas être à nouveau un sans-culotte? Je n'ai pas fait grève, je n'ai pas crié mon désespoir dans les rues façe aux mensonges et à l'hypocrisie en tout genre.
Moi, je suis restée là, à mon bureau, en affirmant à qui voulait l'entendre que les syndicats n'avaient pas joué le jeu, qu'il n'y avait pas eu de rabattage suffisant des troupes. Ce qui, en soit, n'est pas faux. J'ai reçu, et encore, par hasard, un mail qui évoquait la possibilité d'une grève générale jeudi 29 janvier. J'ai failli n'être pas au courant.
J'aurais pu dire que tout ce qui se passe c'est des conneries, la Françe, ah ça oui parlons-en, qu'en reste-t-il de cette belle Françe? Rien je crois... Ici, en Moselle, on en parle énormément à la radio aujourd'hui, nous vivons dans un département en phase terminale. L'industrie première de notre territoire est en passe de devenir "Nos meilleurs souvenirs", et les terrains avoisinants des cimetières de cauchemards.
Qui est déjà passé par ces villes dévastées par les mines de charbons, où les maisons se fissurent puis s'écroulent comme un château de sable qu'on aurait trop arrosé? Et ces autres villes dont les usines faisaient la fierté et la fortune il y a encore 20 ans qui maintenant ont des allures de catastrophe nucléaire?
Tous ces gens qui survivaient grâçe à ce travail mal considéré, dangereux, dévalorisé, tous ces gens sont au bord de l'agonie. C'est certes la loi de la jungle, chaque technologie est remplacée par une autre, ainsi va la vie. Mais comment vivre quand à 50 ans, après 30 ans de sa vie passés dans les cockeries, comment endurer toute cette peine et cette souffrance? Voir tout ce pour quoi on a tant peiné réduit à néant, devoir vendre sa maison, garder sa veille voiture, renoncer aux vacances sur la côte bretonne?
Si il s'agissait de supporter ça, tout en sachant que c'est partout pareil, peut-être qu'on fairait alors contre mauvaise fortune bon coeur... Mais allons, comment accepter ça alors quelqu'un se sert de notre argent pour s'augmenter de 174% tandis que nos salaires sont soumis tous les 2 ans à des augmentations ridicules?
Pour dire tout ce que je pense, il faudrait des années, des kilomètres de papiers, des MO disponibles à n'en plus finir sur la toile.
"Pour ce que je pense j'attends la chaise, mais pour ce que je fais pas de malaise, puisque je fais rien et que j'attends"
HOCUS POCUS J'attends
Voilà longtemps que je n'avais écrit une note aussi confuse, aveuglée par la rage et la lassitude. Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre. (François Villon)
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08.01.2009
L'appétit coupé et pas de remords.
12h31 à l'horloge de mon bureau. Mon repas est prêt et m'attend dans le frigo de l'agence. Il y restera, avant de passer à la poubelle. Il reste aussi un mail auquel je n'ai pas répondu et auquel je n'ai pas envie de répondre.
Encore une énième dispute avec HDMV, évidemment. Toujours le même refrain, évidemment. Le problème, c'est moi. Ni bonne ménagère, ni bonne compagne, ni rien. Juste quelqu'un qui a envie de dormir souvent (mes rêves sont mieux que la réalité). Et ça, c'est un gros problème. Ma vie ne tourne autour de rien qui m'interresse, et je reste de longues heures à tourner en rond. Un seul ami propre que je ne vois jamais (mes déménagements ont eu raison de notre proximité), une passion que je ne peux assouvir (manque de temps, paraitraît-il). Pas de jardin secret (ou presque, ce blog est finalement la seule chose qui me soit exclusivement reservée, mais comme je doit me cacher, c'est un bien maigre exutoire). Ma vie est simple : métro, boulot, dodo.
Un mois de congés qui s'est terminé, entre les fêtes et un déménagement, je suis arrivée à saturation. De nouveau, je tourne en rond. C'est simple, si je n'ai que mon travail, qu'ai-je donc lorsque je suis en congés? Rien. Je m'assois et regarde vivre les autres, en attendant le moment béni où à mon tour, je vivrai, en rêve. Rien ne m'interresse, rien ne me convient de toute façon.
Et il est évident que ca ne va pas changer de si tôt. J'attend encore, je crois que j'attendrai longtemps, toujours peut être.
12:47 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.12.2008
Changer de sujet et redevenir légère..
Comment peut-on a voir envie de parler de malheur ou d'un ton grave à quelques jours de Noël?
Il n'y a pas de meilleure raison pour être un peu futile...
Il fait un vrai temps d'hiver, déjà : parfois il neige, ensuite il gèle, les enfants s'amusent comme des fous dans la cour de l'école d'en face... Le bruit des voitures est assourdi, on dirai que la pollution est en sourdine elle aussi... On peut rester au chaud dans sa maison pour regarder des films pourris sur TF1 ou M6, ou alors, meiux que ça mais il ne faut pas être frileux, on peut faire ses cadeaux de noel...
Oui, à l'ancienne, sans pianoter sur son PC (ou MAC) et attendre qu'un pauvre livreur congestionné de froid vienne tout vous ramener en mains propres...
Donc, malgré mon amour pour les NTIC, je fais mes courses de noel dans des magasins bondés, non pas bondés par des gens qui font les courses mais par des gens qui se promènent en rêvant...
Aujourd'hui encore j'ai eu ma dose de ville nécessaire à ma survie, j'ai même mangé un hamburger, la totale... j'ai fait 3 magasins, et je suis revenue avec plein de cadeaux pour mes proches. J'ai déjà dépensé une fortune mais je n'ai pas tout encore...
Enfin le cadeau le plus important, c'était celui pour le 30e anniversaire de mariage de mes parents, ce 23 décembre. Oui, mes parents, un peu dingues, se sont mariés un 23 décembre, en plus au fin fond de la Haute-Saone. Il devait y avoir au moins 30 centimêtres de neige ce jour là, finalement, c'est une bonne idée pour avoir un mariage original...
Mes parents se sont rencontrés en boite (le club 1900, comme boite de nuit maintenant on fait plus tektonik), mon père à proposé à ma mère de la racompagner, comme un vrai gentleman. Ma mère a accepté, mais elle n'a pas voulu qu'il la dépose devant chez elle, mais au bout de la rue. Pourquoi? Elle avait peur que ce soit un psychopathe qui allait s'introduire chez elle ou je ne sais quoi...
Enfin ce qui est vraiment drôle, c'est que moi, la première fois que j'ai rencontré HDMV, je n'ai pas voulu monter en voiture avec, on ne sait jamais. Et combien de fois ai-je pu entendre de ne pas monter en voiture avec des inconnus? Un millier de fois au moins, normal. Donc j'ai suivi ce que me disaient mes parents.
Bref, après une discussion avec Frère Ainé et une brillante idée de moi-même, nous avons décidé de leur offrir une soirée spectacle repas avec taxi, mais pas n'importe lequel taxi : une limousine. Donc ils auront un bon diner au chandelles dans un endroit sympa, puis un spectacle de Michel Jonasz. La limousine viendra les chercher chez aux et les ramener de la même manière.
En espérant que ma mère se laisse raccompagner !
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